Généralisation de la téléconsultation en 2020 : ce qu’il faut savoir

18/02/2019
téléconsultation médicale

 

En expérimentation pendant 10 ans, la téléconsultation médicale fait son entrée sur le marché français. Initié par le Gouvernement via le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), ce nouveau mode de consultation médicale vise à améliorer l’organisation du système de santé français.

Ainsi, depuis le 15 septembre 2018, tout médecin, qu’il soit généraliste ou spécialiste, peut proposer à ses patients une consultation à distance en fonction de l’urgence.

La téléconsultation : une progression pour l’accès aux soins

Ces dernières années, l’Assurance maladie, les complémentaires et les syndicats de médecins libéraux ont eu pour mission de cadrer les actes de télémédecine. Ainsi, ces nouvelles pratiques médicales sont opérationnelles depuis le mois de septembre 2018 tant sur l’aspect tarifaire que dans la pratique.

Les partenaires conventionnels ont souhaité inscrire ce nouveau mode d’examen médical dans une démarche globale, en l’intégrant dans le parcours de soins coordonnés. Cela signifie que le patient bénéficiera d’une prise en charge de qualité, en étant déjà client du médecin téléconsultant, ou en étant orienté par son médecin traitant.

Le déploiement de la téléconsultation répond à plusieurs besoins, à savoir :

  • permettre aux Français un accès aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire,
  • améliorer la prise en charge des patients et surtout, palier aux renoncements aux soins et aux délais de prises en charge souvent trop longs,
  • simplifier le suivi médical,
  • répondre au vieillissement de la population, en évitant aux personnes les plus fragiles de se déplacer pour consulter leur médecin.

 

En complément, un autre type de téléconsultation est prévu à compter de février 2019 : la télé-expertise. Cela permettra au médecin de faire appel à un spécialiste si nécessaire pour demander conseil.

Comment se déroule une téléconsultation ?

Deux exigences ont été définies pour organiser un examen à distance : être équipé d’une liaison vidéo pour une meilleure qualité des échanges et utiliser une solution sécurisée pour protéger les données du patient (données médicales, confidentielles et sensibles).

Concernant la prise en charge des consultations à distance, elles sont identiques à celles en présentiel. Ainsi, elles ouvrent les droits au remboursement de la Sécurité Sociale, allant en général de 25 euros à 30 euros.

Dans la pratique, c’est le médecin téléconsultant qui doit informer le patient de la méthode de réalisation des téléconsultations. Soit le médecin traitant lui propose un examen immédiat, soit il lui propose un rendez-vous en ligne. Un lien est communiqué pour se connecter sur une plateforme sécurisée d’où il le souhaite, depuis son domicile par exemple, avec le support de son choix (ordinateur, mobile, tablette : tout appareil équipé d’une webcam et d’Internet).

Le patient peut effectuer son examen à distance depuis chez lui ou depuis un lieu équipé, seul ou accompagné. À titre d’exemple, un résidant en Ehpad peut bénéficier de ce service en réalisant son diagnostic à distance, tout en sollicitant un professionnel de santé du centre de retraite.

 

A SAVOIR : des cabines et des chariots sont en train d’être déployés en pharmacie ou en maison de santé pour réaliser le diagnostic à distance. Ces espaces permettent, en outre, d’être assistés par un professionnel de santé (infirmier, pharmacien) et disposent également d’appareils d’examen.

 

Le médecin peut délivrer une ordonnance à la fin de la téléconsultation. La prescription sera transmise sous format papier, par voie postale, ou par voie électronique. En complément, un compte-rendu est rédigé par le télémédecin pour l’archiver dans le Dossier Médical Partagé (DMP) du patient.